Hommage à Pierre Agudo :
Salut Pierrot
Notre camarade Pierre Agudo est décédé le 20 octobre dernier. Jusqu’au dernier moment, il a combattu le cancer le rongeant depuis des mois et qui a fini par le vaincre. Il avait 58 ans. Ses obsèques ont donné lieu à une émouvante cérémonie en présence de ses très nombreux amis et collègues et de nombreuses personnalités.
10 novembre 2004
Notre camarade Pierre Agudo est décédé le 20 octobre dernier. Jusqu’au dernier moment, il a combattu le cancer le rongeant depuis des mois et qui a fini par le vaincre. Il avait 58 ans.
Les témoignages d’émotion, de tristesse et d’affection se sont multipliés à l’égard de ce militant de toujours, journaliste à l’Humanité qui n’a jamais renoncé au combat communiste, tout en prenant chaque instant, chaque rencontre comme une chance, une richesse de la vie.
Fils d’espagnol républicain chassé par le Franquisme, Pierre a côtoyé dès son enfance à Toulouse la pauvreté et la solidarité de ceux qui souffrent et se révoltent. L’action contre l’injustice a été le moteur de son engagement syndical et politique.
Après la Haute-Garonne, où il fut candidat du PCF à Toulouse et responsable politique, il monte en région parisienne où le Val-de-Marne l’accueille. Il participera à la direction fédérale du PCF et à l’aventure de Radio Soleil dont il fut le directeur. Il vivait à Cachan où il était toujours un élu municipal actif participant encore quelques jours avant son décès à une réunion de quartier.
En 1985, il rentre à la rédaction de l’Humanité et signe son premier reportage sur SKF, les brutalités policières contre les salariés en grève.
Très vite, il se spécialise dans l’industrie, l’automobile (sa passion), les transports et l’industrie. Exigeant avec lui-même, passionné par son travail de journaliste, il travaille dur ses sujets. Les patrons le reconnaissent comme interlocuteur de qualité, les syndicalistes et les salariés comme un appui sans faille.
Celles et ceux qui l’ont bien connu savaient que derrière sa carapace émergeait une immense générosité. Il manquera à ses très nombreux proches et amis, à son Parti, à son journal qu’il aimait tant.
Ses obsèques ont donné lieu à une émouvante cérémonie en présence de ses très nombreux amis et collègues et de nombreuses personnalités.
La direction fédérale, dans ces colonnes, renouvelle à sa femme Monique, à ses enfants et sa famille, le témoignage de leur profonde sympathie.


