A Cachan, 1000 personnes menacées d'expulsion
Mardi 27 juillet 2004, plus d’une centaine de personnes en danger d’expulsion de la cité université de Cachan, sont allées réclamer auprès de la Sous-Préfecture du Val-de-Marne de l’Hay-les-Roses, l’annulation de l’ordonnance d’expulsion qui met en danger la vie et la santé de centaines de familles dont de nombreux enfants dans le bâtiment squatté de la SIC Habitat voué à la démolition pour construire un parking.
3 août 2004
Les autorités préfectorales laissent cette situation se dégrader, dans la perspective d’une expulsion programmée pendant les vacances, au moment qu’elles espèrent de moindre vigilance solidaire. Cette solution honteuse est en contradiction avec les principes de la Loi de Solidarité et de Renouvellement Urbain (SRU), autant qu’avec ceux du Code de l’Action Sociale et de la Famille, en violation également avec la Convention Internationale des Droits de l’Enfant. Elle ne ferait que reporter et déplacer cette situation inacceptable et indigne de la France, pays des Droits de l’Homme.
Nous sommes solidaires de ce mouvement et demandons avec ces personnes, l’examen de solutions durables et des financements possibles pour répondre à leurs besoins dans les plus brefs délais.
L’Etat ne peut plus fuir et laisser les collectivités locales agir ou se débrouiller seules face à ces situations dramatiques. Car le Logement est une responsabilité de l’Etat !
Or, la droite et son gouvernement Chirac-Raffarin ont remis en cause l’article 55 de la loi de Solidarité et de Renouvellement Urbain : Il manque aujourd’hui 17.000 logements dans le Val de Marne dans des villes comme Vincennes, Le Perreux, Saint-Maur ... qui comptent moins de 6 % de logements sociaux.
L’Etat opère également des coupes sombres dans la construction sociale en ayant réduit de 30 % en 2003 les crédits réservés à ce secteur. La loi sur la décentralisation imposée ces jours-ci par le « 49-3 » va également signifier une augmentation des inégalités territoriales dans le droit au logement.
Le cas de Cachan n’est qu’un révélateur de plus de la crise du logement social, délaissé -malgré les promesses- dans les actes du gouvernement de Jacques Chirac.
La Fédération du Val-de-Marne du Parti Communiste Français réclame :
• l’organisation urgente d’une table ronde réunissant Etat, Préfecture, élus locaux confrontés à des situations de plus en plus difficilement gérables, les représentants des familles, afin que des solutions humaines et durables soient enfin trouvées ;
• Dans l’urgence, l’examen des possibilités de réquisition d’anciens locaux et bâtiments publics désaffectés ;
• Et exige l’application des principes de protection des enfants et de régularisation des étrangers éligibles au droit d’asile et de protection humanitaire ;
• La mise en Å“uvre d’une véritable politique de coopération et de co-développement international qui garantisse à des milliers de familles qui fuient des zones ravagés par les guerres, la misère, en Europe et ailleurs, de vivre dignement dans leurs pays d’origine.
L’ouverture d’un débat national pour la création d’un grand service public du Logement et de l’Habitat est plus que jamais d’actualité et nécessaire si l’on veut en finir avec des situations indignes de ce début de 21ème siècle.
Voir dans la rubrique de la section de Cachan, la déclaration des élus communistes de la ville.


